CEPJ - CTPS Jeunesse

LE LIVRET D'ACCUEIL DU SEP - EDITION 2026

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1. Le SEP : qui sommes-nous ?

En parcourant ce document, vous allez sans doute vous poser 2 questions (mais il y en a beaucoup d’autres) :
- Faut-il que je me syndique ou pas ?
- Si j’adhère à un syndicat, lequel ?

L’offre syndicale dans le paysage Jeunesse et Sports s’est diversifiée ces dernières années sous le poids du désenchantement et de la colère dans nos rangs. Le nouveau management public, les réformes successives, nous ont épuisés mais nous sommes convaincus que les démarches collectives sont l’essence de nos métiers et porteuses de petites victoires.

Le SEP a fait le choix du dialogue social, pensant qu’il est préférable de dire les choses plutôt que de laisser les chaises vides ou de contester pour contester.

Le SEP est ouvert à tous les professionnels de l’Éducation populaire : animateurs du privé (dont font partie les associations) et du public, fonctionnaires d’État (CEPJ et CTPS Jeunesse) et de la Territoriale. Tout en respectant nos différences et nos besoins particuliers, nous réfléchissons et défendons ensemble l’Éducation Populaire et nos conditions de travail.

Trois mots pour nous définir

- Mixité : Le SEP est ouvert à tous les professionnels de l’Éducation populaire : animateurs du privé (dont font partie les associations) et du public, fonctionnaires d’État (CEPJ et CTPS Jeunesse) et de la Territoriale. Tout en respectant nos différences et nos besoins particuliers, nous réfléchissons et défendons ensemble l’Éducation Populaire et nos conditions de travail.

- Démocratie : Le SEP applique les valeurs de l’Education Populaire en mettant en œuvre des principes de démocratie directe qui permettent la participation de tous nos adhérent·es et nous partageons très largement les responsabilités. Au SEP, depuis 2015, c’est un collectif appelé collégiale (et non un individu) qui occupe le poste de secrétaire général·e.

- Autonomie : Le SEP est rattaché à l’UNSA, Union Nationale des Syndicats Autonomes et à l’une de ses fédérations – UNSA EDUCATION. L’autonomie du SEP nous permet de définir librement notre ligne et les positions que nous défendons. La fédération UNSA EDUCATION nous permet d’avoir du poids sur les sujets qui sont communs aux autres syndicats constituants de cette fédération.

Le dialogue social

Le SEP fait partie de la fédération UNSA Education, majoritaire à l’instance de dialogue social ministériel dans laquelle nous retrouvons les syndicats : SNAPS pour les PS et CTPS Sport, SEJS pour les Inspecteurs et AetI pour les administratifs. Une coordination nationale de nos 4 syndicats existe pour défendre les métiers Jeunesse et sport.

Le Secrétariat National du SEP 2026

A : Corps, grade, rémunération

Statut

Le SEP syndique 2 corps de catégorie A, les Conseiller.ères d’Éducation Populaire et de la Jeunesse (CEPJ), et les Conseiller·ères Techniques et Pédagogiques Supérieur·es (CTPS) Jeunesse.

Les CEPJ représentent 500 agents, les CTPS Jeunesse 50 agents (chiffres de 2024 susceptibles d’être modifiés compte-tenu des situations individuelles : départs en retraite, détachement, disponibilité, changement de corps ...). Ces corps sont régis par des décrets statutaires qui fixent les voies de recrutement, les règles de reclassement, de notation, d’avancement et de mutation.

Le corps des CTPS est un corps promotionnel pour les CEPJ, accessible par concours interne ou liste d’aptitude.

Les CEPJ et CTPS sont des personnels de la fonction publique d’État communément appelés personnels techniques et pédagogiques jeunesse (PTP jeunesse). Les PTP comprennent également les Professeurs de Sports (syndiqués par le SNAPS) ainsi que des fonctionnaires issus d’autres ministères ou de la fonction publique territoriale en détachement.

CEPJ et CTPS : notre cadre réglementaire

Toutes les ressources réglementaires sont accessibles depuis le site internet du SEP (rubrique « Vos droits »).

Rémunération des CEPJ en 2026

La rémunération des CEPJ de la fonction publique d'État repose sur le traitement indiciaire (lié au grade et à l'échelon détenu), sur des indemnités (RIFSEEP) et sur plusieurs compléments. Vous trouverez ci-dessous les grilles indiciaires complètes pour chaque grade (classe normale, hors classe, classe exceptionnelle), des explications sur le calcul du salaire en cas de promotion, puis un rappel des autres éléments de rémunération.

1. Fonctionnement du traitement indiciaire : La base du salaire est calculée selon l’échelon détenu dans la grille du grade, multiplié par la valeur du point d’indice de la fonction publique d’État (au 01/01/2024 : 4,92278€). La grille est revue périodiquement et tient compte des mesures gouvernementales.

Simulateur de Traitement Brut 2026

Traitement Brut Mensuel Estimé :
1 944,50 €
*Hors RIFSEEP (IFSE + CIA), SFT et indemnité de résidence.

1.1. Classe normale (CEPJ 2025)

Échelon Indice Brut Indice Majoré Durée Traitement brut mensuel
14443951 an1 944,50 €
25134461 an2 195,56 €
35234532 ans2 230,02 €
45424662 ans2 294,02 €
55624812 ans 6 mois2 367,86 €
65824973 ans2 446,62 €
76195243 ans2 579,54 €
86685623 ans 6 mois2 766,60 €
97125954 ans2 929,05 €
107636344 ans3 121,04 €
11821678-3 337,64 €

1.2. Hors classe

Échelon Indice Brut Indice Majoré Durée Traitement brut mensuel
17125951 an2 929,05 €
27576292 ans3 096,43 €
38156732 ans3 313,03 €
48767202 ans 6 mois3 544,40 €
59397682 ans 6 mois3 780,70 €
69958113 ans3 992,37 €
71015826-4 066,22 €

1.3. Classe exceptionnelle

Échelon Indice Brut Indice Majoré Durée Traitement brut mensuel
18507002 ans3 445,95 €
29037402 ans3 642,86 €
39567802 ans 6 mois3 839,77 €
41027835-4 110,52 €
Échelon spécial (HEA 1)-HEA 2 (HEA 2)1 an4 578,19 €
Échelon spécial (HEA 2)-HEA 3 (HEA 3)-4 809,56 €

RIFSEEP & Reclassement

3. Régime indemnitaire : RIFSEEP

IFSE - Indemnité de fonctions, sujétions et expertise : Minimum garanti pour 2024-2025 : 8 800€ annuels pour un·e CEPJ à temps plein en groupe 2 hors IDF (jusqu’à 9 500€ en groupe 1, IDF). Versée mensuellement. Son montant dépend du groupe de fonctions attribué.

CIA - Complément indemnitaire annuel : Montant cible moyen 2024-2025 : 350 €. Versement unique chaque année, selon l’investissement professionnel.

4. Autres éléments de rémunération

SFT - Supplément familial de traitement selon nombre d’enfants à charge. Indemnité de résidence selon la zone géographique d’affectation. NBI - Nouvelle bonification indiciaire - pour certaines fonctions. Indemnités de sujétion géographique, frais de déplacements, prime GIPA sous conditions d’ancienneté/stagnation.

2. Calcul du salaire en cas de changement de grade

En cas de promotion (ex : passage de la hors-classe à la classe exceptionnelle), l’agent est reclassé à l’échelon dont l’indice majoré est immédiatement supérieur à celui détenu avant la promotion. Par exemple, une CEPJ hors-classe échelon 3 (IM 673) promue en classe exceptionnelle sera placée à l’échelon 3 (IM 780) ou 4 selon grille. L’ancienneté peut être conservée partiellement ou totalement selon les textes.

Important pour les stagiaires : le reclassement

Le Décret n°51-1423 du 5 décembre 1951 portant règlement d'administration publique pour la fixation des règles suivant lesquelles doit être déterminée l'ancienneté du personnel nommé dans l'un des corps de fonctionnaires de l'enseignement relevant du ministère de l'éducation nationale a été modifié par le décret n°2023-729 du 7 août 2023. Votre parcours professionnel, aussi bien dans le secteur privé (associatif par exemple) que public (Fonction publique d’Etat ou Territoriale), est désormais pris en compte pour votre reclassement. Chaque situation est différente. Rapprochez-vous de vos services RH dès votre arrivée.

5. Synthèse : composition du salaire d’un.e CEPJ

  • Traitement indiciaire : Selon grade/échelon et valeur du point d’indice
  • RIFSEEP (IFSE + CIA) : Indemnités principales, variable selon groupe/fonctions
  • SFT : Nombre d’enfants à charge
  • Indemnité de résidence : Selon la localisation de l’affectation
  • NBI, autres primes spécifiques : Pour missions particulières

6. Ressources utiles

Les règles statutaires sont fixées par le décret n°2017-1354 du 18 septembre 2017 (pour l’échelonnement et le reclassement) et précisées par circulaires annuelles. Les tableaux et montants cités sont ceux constatés au 12 mai 2025. Ils peuvent être révisés lors de mises à jour réglementaires.

B : Missions, modalités et temps de travail

Missions

Les CEPJ exercent des missions techniques et pédagogiques dans le domaine de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative selon leur spécialité de recrutement. Il y a 6 spécialités :

  • Anthropologie sociale et culturelle, expertise des territoires ;
  • Éducation à l’environnement, au développement durable et à la culture scientifique et technique ;
  • Pratiques culturelles et artistiques, parcours d’éducation et d’expression artistique ;
  • Sciences économiques et juridiques, pratiques associatives et coopératives ;
  • Sciences de l’éducation et territorialisation des politiques éducatives ;
  • Sciences et techniques de la communication et pratiques numériques.

La nature des missions qui peuvent nous être confiées sont précisées par le décret 2017-1351 du 18 septembre 2017 modifié par le décret 2019-788 du 26 juillet 2019 :

« Dans le domaine de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative, les conseillers d'éducation populaire et de jeunesse :
1. Exercent, dans leur champ de compétence éducative, tel qu'il est défini par arrêté des ministres chargés de la jeunesse et des sports, des missions techniques et pédagogiques ;
2. Contribuent à la mise en œuvre et à l'expertise des politiques publiques ;
3. Assurent des missions de formation, de certification, de conseil, d'expérimentation, de recherche et d'étude ainsi que la conduite de projets au service de l'action publique ministérielle ou interministérielle ;
4. Participent, dans le cadre de leurs missions techniques et pédagogiques, à l'évaluation, à l'amélioration de la qualité éducative et à la sécurisation des pratiques éducatives et de formation.
A ce titre, ils sont affectés et exercent leurs fonctions dans les services de l'État et dans les établissements relevant des ministres chargés de la jeunesse et des sports. »

Les missions des CTPS ne sont pas fondamentalement différentes de celles des CEPJ. Ils exercent leurs fonctions, selon leur spécialité technique et pédagogique, dans les services et les établissements publics relevant du ministre chargé de la jeunesse ou du ministre chargé des sports :
• Expertise, études, recherche, formation et ingénierie de formation dans les secteurs de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative
• Conception, mise en œuvre et évaluation de politiques publiques dans ces mêmes secteurs.

Modalités et temps de travail

Les PTP Jeunesse sont considérés comme des personnels de conception bénéficiant d'une large autonomie dans l'organisation de leur temps de travail.

Leurs missions peuvent les amener à travailler en dehors des horaires de travail classiques : sur la pause méridienne, le soir, pendant les week-ends et les vacances scolaires. Ils peuvent également être amenés à être disponibles de manière continue lors de formation par exemple. Ils agissent aux côtés des services de l'État et surtout aux côtés d’acteurs de la société civile (dirigeants associatifs, animateurs, élus locaux, bénévoles…). Leurs déplacements peuvent être nombreux, sur de longues distances et sur une large amplitude horaire. Leurs horaires de travail sont donc souples et doivent coïncider avec la disponibilité de leurs interlocuteurs.

C’est pourquoi ils relèvent de l’article 10 du décret 2000-815 du 25/08/2000 qui leur octroie un temps de travail annualisé calculé au forfait de 1607 heures par an rapporté à 208 jours.

Article 10 : Arrêté du 17 janvier 2022 fixant les dispositions pour l'aménagement du temps de travail des personnels exerçant au sein des services déconcentrés relevant des ministres chargés de la jeunesse et des sports. Le régime de travail est un régime de décompte en jours de la durée annuelle du travail effectif. Non soumis au décompte horaire, ces personnels bénéficient chaque année de : quarante-cinq jours de repos, dont vingt-cinq jours au titre des congés annuels et vingt jours au titre de l'aménagement et de la réduction du temps de travail. En application des dispositions du décret du 26 octobre 1984 susvisé, deux jours de fractionnement peuvent s'ajouter à ces jours de repos.

Ces éléments ont été réaffirmés par la Circulaire du 26 janvier 2022 n°MENH2201470C. Les agents contractuels exerçant ces mêmes fonctions bénéficient de ces dispositions. Sur leur demande expresse ils peuvent être exclus de ces dispositions.

Le plan d’action des PTP est déterminé chaque année sous la forme d’un document tenant lieu de contrat d’objectifs, arrêté d’un commun accord entre le chef de service et l’agent à partir d’une proposition élaborée par ce dernier. Contrairement aux agents soumis au décompte horaire, notre temps de travail est compté en jours, et nous ne badgeons pas. De fait, nous ne pouvons pas prétendre à des heures supplémentaires indemnisées ou compensées.

En juillet 2025, la première version d’un « Vademecum relatif aux règles de gestion et aux conditions d’exercice des fonctions des personnels affectés dans les services et les établissements de la Jeunesse et des Sports » a été diffusé aux services et aux agents. Ce document n’est pas définitif et doit faire l’objet d’évolutions.

Carrière, mobilité et rendez-vous de carrière

Les CEPJ et les CTPS Jeunesse, comme les professeurs de sport et les CTPS sport bénéficient de trois rendez-vous de carrière dont l'objectif est d'apprécier la valeur professionnelle de l'intéressé. Ces rendez-vous ont lieu lorsqu’au 31 août de l'année en cours, vous êtes :

1. Pour le premier rendez-vous, dans la deuxième année du 6e échelon de la classe normale.
2. Pour le deuxième rendez-vous, en justifiant d'une ancienneté dans le 8e échelon de la classe normale comprise entre dix-huit et trente mois ; pour 30% de chaque cohorte annuelle concernée une réduction d’une année dans cet échelon pourra être opérée.
3. Pour le troisième rendez-vous, dans la deuxième année du 9e échelon de la classe normale. L’enjeu du 3ème rendez-vous de carrière est d’avoir un avis susceptible d’envisager l’accès à la hors-classe « rapidement ».

Le dispositif Parcours Professionnels Carrières Rémunérations « PPCR » pose comme principe depuis 2017 que « tous les personnels parcourront une carrière normale sur au moins deux grades ». Tout collègue doit donc avoir accès à la hors classe sur une carrière complète et au plus tard dès accession au 11e échelon de la classe normale. La classe exceptionnelle est accessible selon deux modalités et réservée aux collègues étant déjà au 3ème ou au 6ème échelon de la hors-classe.

C : Structures d’exercice

Au niveau national : La DJEPVA

La DJEPVA met en œuvre la politique en faveur de la jeunesse et du développement de la vie associative qui concourt :
• Au développement de la vie associative et au soutien des acteurs ;
• À la promotion des actions en direction des jeunes et en faveur de leur autonomie en prenant appui sur le principe de la continuité éducative avec notamment les accueils collectifs de mineurs et les colos apprenantes ;
• Au développement d’une société de l’engagement.

La DJEPVA comprend un service à compétence nationale : l’INJEP et deux sous-directions :
- Sous-direction aux politiques interministérielles de jeunesse et de vie associative ;
- Sous-direction à l’éducation populaire et notamment au partenariat avec les grands réseaux associatifs.

La DJEPVA assure par ailleurs, la tutelle sur l’Agence du Service civique, et est l’autorité nationale de gestion de la Réserve civique. Elle assure le secrétariat général de deux instances de consultation placées auprès du premier ministre : le Haut Conseil à la vie associative, et le conseil d’orientation des politiques de jeunesse.

L’INJEP

L’INJEP est à la fois un observatoire producteur générateur de connaissances et un centre de ressources et d’expertise sur les questions de jeunesse et les politiques qui lui sont dédiées, sur l’éducation populaire, la vie associative et le sport. Sa mission est de contribuer à l’amélioration des connaissances dans ces domaines par la production de statistiques et d’analyses, l’observation, l’expérimentation et l’évaluation.

Depuis le 1er janvier 2021

Les personnels JS ont rejoint le ministère ENJ, devenu Education nationale, jeunesse ENJS, grâce à la création d’un pôle éducatif et sportif. Le transfert des personnels JS s’est concrétisé dans le cadre de l’OTE (Organisation territoriale de l’État) à iso-missions.

Au niveau de la Région académique : les DRAJES

Une Délégation régionale académique à la jeunesse, à l'engagement et aux sports (DRAJES) est instaurée auprès de chaque recteur de région académique (RRA). Le préfet de région ou de département dispose d'une autorité fonctionnelle sur la DRAJES.

Ses missions :
• Elle assure l'animation et la coordination des politiques publiques du sport, de la jeunesse, de la vie associative, de l'engagement civique et de l'éducation populaire.
• Elle est chargée de la planification, de la programmation, du financement, du suivi, de l'observation et de l'évaluation des actions.
• La DRAJES est l’autorité académique pour les diplômes d’Etat (CPJEPS, BPJEPS, DEJEPS, DESJEPS…). Elle habilite les organismes de formation et organise les jurys.

Au plan régional : Les CREPS

Le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative (Direction des Sports) regroupe 17 CREPS (Centres de Ressources d’Expertises et de Performances Sportives) dans lesquels exercent des Personnels Techniques et Pédagogiques jeunesse. Ils disposent d’un statut d’établissement public local.

Au niveau départemental : les SDJES

Un Service départemental de la jeunesse de l’engagement et du sport (SDJES) est instauré au sein de chaque Direction des services départementaux de l'éducation nationale (DSDEN). Le préfet de département dispose d'une autorité fonctionnelle sur le SDJES.

Ses missions :
• Il est compétent en matière de politiques relatives à la jeunesse, aux sports, à la vie associative, à l'engagement civique et à l'éducation populaire.
• Il met en œuvre dans le département les politiques publiques (ACM, Service civique, développement des pratiques sportives et éducatives, protection des usagers et cartes pro).

3. Les revendications du SEP

A : A propos de l’arrivée de Jeunesse et Sports à l’Éducation Nationale

En 2018, la disparition de l’administration Jeunesse et Sports était prévue. Le démantèlement était en marche. Les CEPJ et CTPS Jeunesse devaient intégrer l’Éducation nationale, partir vers les CAF ou les Préfectures, voire les collectivités locales… La décision politique était prise, Jeunesse et Sports n’existerait plus.

La crise sociale des « gilets jaunes » a fait reculer le gouvernement. Ce sont les organisations syndicales majoritaires qui ont proposé l’issue du « Pôle Éducatif », mandat historique du SEP et du SNAPS. L’opportunité était de sortir de la DRH des ministères sociaux considérée « maltraitante » et de rejoindre l'Éducation Nationale.

Depuis 2021, les personnels Jeunesse et Sports sont gérés par la DGRH de l’Éducation nationale. Nous défendons : la reconnaissance de notre expertise technique et pédagogique, la singularité de notre approche (nous sommes des personnels d’intervention en contact direct avec la société civile et non de gestion administrative), une organisation basée sur l'autonomie, et la refonte de la formation professionnelle statutaire.

B : Rénover les politiques d’Éducation Populaire

Le SEP UNSA entend que l'Éducation Populaire soit enfin reconnue à sa juste valeur. Faire de celle-ci une priorité passe par la réalisation de cinq axes majeurs :

  • Une loi cadre d’orientation qui affirme la priorité d’une politique d'Éducation Populaire, en fixe les objectifs et les moyens, en répartit les compétences, en définit les modes d’évaluation.
  • L’affirmation du rôle de l’État dans sa mission éducatrice comme acteur essentiel de cette politique d'Éducation Populaire.
  • La reconnaissance du fait associatif, comme vecteur essentiel de l’exercice de la démocratie et de l’éducation à la citoyenneté.
  • Le renforcement des missions d'Éducation Populaire dans les fonctions publiques (État, Territoriale et Hospitalière).
  • La mise en œuvre des conditions d’existence d’un véritable métier d’animateur et d’animatrice, avec un statut, une amélioration des conventions collectives, une formation cohérente et reconnue.

C : Connaitre et reconnaitre les animateurs

Ce métier reste un métier dans l’ombre souffrant d’un manque de reconnaissance. Le secteur de l’animation et plus largement celui de l'Éducation Populaire subit les évolutions des politiques publiques et de la gestion économique induite par la réduction des financements publics. Nous dénonçons cette tendance à la précarité devenue chronique, qui s'illustre avec un détournement du CEE (Contrat d’Engagement Éducatif) et une multiplication des CDD de 10 mois.

La marchandisation du secteur de l'animation conduit des associations et des collectivités à tenir une logique financière au détriment d’une approche centrée sur les besoins éducatifs. Les taux d’encadrements dérogatoires nuisent à la qualité éducative.

Nous revendiquons des actions en faveur des conditions de travail :

  • • Le retour aux taux d’encadrement antérieurs aux dérogations (1/8 et 1/12 en extrascolaire et 1/10 et 1/14 en périscolaire).
  • • Une réelle politique en faveur de l’Animation et de l'Éducation Populaire avec une loi cadre.
  • • Une politique de formation volontariste en faveur des parcours professionnels via la montée en compétences.
  • • La reconnaissance du métier et de sa professionnalisation en instituant dans le code de l’action sociale et des familles le BPJEPS comme le diplôme de référence.
  • • La reconnaissance du métier comme un métier éducatif nécessitant du temps de préparation.
  • • L’arrêt de la logique de marché en reconnaissant le secteur de l’Animation comme un Service d’Intérêt Économique Général (SIEG).
  • • Une précision du statut « d’animateur volontaire » pour qu’il ne soit pas confondu avec l’animateur professionnel.
  • • Une stabilité des politiques publiques éducatives pour éviter l'adaptation constante.

4. Nous contacter

Au national

Courriel : sep.sg@sep-unsa-education.fr
Adresse : 87 bis avenue Georges Gosnat 94853 IVRY SUR SEINE CEDEX
Site web : sep-unsa-education.org

En région

Blandine PILI - DRAJES AURA Lyon – blandine.pili2310@gmail.com
Corentin LECLERC – SDJES du Cher – centre@sep-unsa-education.fr
Mona LE COADIC – SDJES du Morbihan - mona.lecoadic@sep-unsa-education.org
Loïc BONNAVENTURE – SDJES de l’Aude – loic.bonnaventure@sep-unsa-education.fr
Christine DUBOIS – SDJES du Nord - christine.dubois@sep-unsa-education.fr
David DURAND – DRAJES NORMANDIE Rouen – david.durand@sep-unsa-education.fr
Cécile BRU - DRAJES OCCITANIE Montpellier – cecile.bru@sep-unsa-education.fr
Maxime OULIE – SDJES de la Lozère – maxime.oulie@ac-montpellier.fr
Virginie BROHAN – SDJES du Maine et Loire – virginie.brohan@sep-unsa-education.fr
Richard REBOUL – CREPS PACA Aix en Pce – richard.reboul@sep-unsa-education.fr